Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, Jean d’Ormesson

Jugement dernier

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean d’Ormesson est entré dans ma PAL pour satisfaire ma curiosité ou, si j’étais plus honnête envers moi-même, pour combler un pan de mon inculture. J’ai réalisé en Janvier 2016 en regardant l’homme aux yeux malicieux présenter son dernier ouvrage à la télévision que je n’avais jamais rien lu de lui. J’ai immédiatement réparé cette erreur en me procurant un exemplaire dudit ouvrage, que je me suis empressée de déposer sur ma Pile A Lire. Ce n’est qu’en apprenant le décès de cet immortel en décembre dernier que j’ai ressorti mon exemplaire de Je dirai malgré tout que cette vie fut belle. Mieux vaut tard que jamais…

Imaginez un procès, celui de Jean, Bruno, Wladimir, François de Paule Lefèvre d’Ormesson, plus communément appelé Jean d’Ormesson. Dans le rôle de l’accusé, Jean d’Ormesson, dans celui du Juge, le Sur-Moi de Jean d’Ormesson et entre les deux des échanges vifs, passionnés et souvent houleux. Le Juge interroge le prévenu sur son enfance, ses études, ses origines bourgeoises, son mariage. Autant de questions qui permettent au MOI de Jean d’Ormesson d’évoquer ses amitiés, ses inclinations pour la philosophie et ses réalisations.

Avec l’utilisation de didascalies et le recours exclusif aux dialogues, Jean d’Ormesson a voulu rompre avec le style imposé des Mémoires. Même si certains passages relèvent plus de l’argumentation philosophique que de la narration autobiographique, ces Mémoires d’un autre genre sont plaisantes à lire. Souvent drôles et fantasques, elles sont surtout révélatrices des changements politiques et sociétaux opérés au XXème siècle. Quant au style de Jean d’Ormesson, il est à son image, inimitable, enlevé, soutenu et enjôleur.

Avis de Gwenn Ha Lu : Lire Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean d’Ormesson se mérite. Les références littéraires sont nombreuses, le registre soutenu et quelques pauses dans la lecture sont parfois nécessaires afin de reprendre sa respiration et d’arriver au bout des 496 pages.

si-vous-avez-du-temps

TITRE : Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
AUTEUR : Jean d'Ormesson
ÉDITEUR : Gallimard
NOMBRE DE PAGES : 496 pages 
DATE DE PARUTION : 01/01/2016

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