La servante écarlate, Margaret Atwood

chronique_litteraire_la_servante_ecarlate

Tristement d’actualité

C’est grâce à la petite lucarne que La servante écarlate de Margaret Atwood est entrée dans ma PAL. Auréolée de son succès critique et populaire, la série éponyme portée par Elisabeth Moss a offert une nouvelle jeunesse au roman écrit en 1985 par Margaret Atwood. Sans les chaudes recommandations de mon amie Sarah, fan de la série, je n’aurais probablement pas découvert le livre à l’origine du phénomène The Handmaid’s Tale[i] ni dépassé mes réticences liées au genre : science-fiction, très peu pour moi habituellement.

Pour faire face à la baisse de la fécondité, la république de Gilead, a instauré sous l’égide de fanatiques religieux un régime totalitaire où les femmes sont dévalorisées, classées et réduites à trois fonctions : la représentation (les Épouses), la reproduction (les Servantes) et l’entretien de la maison (les Marthas). Defred, servante, se souvient des jours heureux où les femmes pouvaient travailler, lire et aimer librement. Une nostalgie qui nourrit sa colère et la pousse à transgresser les règles.

La servante écarlate de Margaret Atwood est un pur chef d’œuvre. Ce roman de science-fiction décrit avec réalisme et intelligence une société totalitaire où, pour une cause jugée supérieure – la survie de l’espèce-, les libertés individuelles sont confisquées. Avec un style descriptif savamment dosé, une imagination débordante de réalisme et une intrigue habilement construite, cette dystopie se lit d’une traite et glace le sang. De toutes les atrocités perpétrées en république de Gilead, aucune n’a été inventée par l’auteure, toutes trouvent leur fondement dans les bassesses de l’humanité. Trente ans après sa sortie, La servante écarlate est toujours aussi actuel. Avec les penchants puritains des sociétés occidentales et les extrémismes religieux, l’instauration d’une république de Gilead, n’a jamais été aussi plausible…

Avis de Gwenn Ha Lu : La servante écarlate de Margaret Atwood est à lire, à prêter, à recommander, et à relire !

coup-de-coeur

[i] The Handmaid’s Tale : titre original en anglais du roman de Margaret Atwood et de la série

TITRE : La servante écarlate
AUTEUR : Margaret Atwood 
ÉDITEUR : Robert Laffont 
NOMBRE DE PAGES : 544 pages 
DATE DE PARUTION : 08/06/2017
DISPONIBLE EN POCHE - PAVILLONS POCHE

3 réponses

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s